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Guide du premier projet

Reprendre les éléments manquants sans refaire le lot entier.

Après une interruption, repartez d’une liste d’entrées et de sorties vérifiées, pas du dernier pourcentage affiché. Attribuez un identifiant à chaque élément, classez les résultats et relancez uniquement ceux qui restent nécessaires. Un fichier présent n’est pas forcément complet, et une ligne marquée « en cours » ne prouve rien après l’arrêt du logiciel. Cette méthode convient à des tâches indépendantes, comme un lot d’images ou de documents ; elle ne reconstitue pas un calcul interrompu au milieu d’un fichier.

Dans cette page

1. Figez la situation avant de cliquer sur relancer

Arrêtez d’ajouter du travail et vérifiez qu’aucune exécution du même lot n’est encore active. Une connexion perdue ne signifie pas toujours que le logiciel s’est arrêté. Consultez son état lorsque cela reste possible : lancer une deuxième copie peut produire des doublons ou écrire dans les mêmes destinations.

Conservez le journal, la liste des fichiers d’entrée, les réglages et le message d’erreur. Faites une copie du tableau de suivi avant de le corriger. Gardez les sorties douteuses dans un emplacement distinct, sans écraser les originaux ni les résultats déjà acceptés. Si la destination est pleine, préparez de la place ou une autre destination après avoir identifié ce qui doit être conservé.

2. Donnez à chaque élément une identité stable

Une ligne doit représenter une tâche attendue, par exemple IMG-017 associé à catalogue/chaise-face.png. Le chemin seul peut devenir ambigu après un déplacement ; un nom court comme photo.png peut exister dans plusieurs dossiers. Gardez un identifiant unique et la correspondance avec l’entrée d’origine.

Ajoutez l’identifiant de configuration, le chemin de sortie, l’état, le numéro de tentative et un motif court. Ce journal peut être un tableau ordinaire ou un CSV de votre projet. Il n’a pas besoin de contenir les images, des mots de passe ou tout le journal technique de la machine. Une personne doit pouvoir retrouver la bonne entrée et expliquer pourquoi elle figure dans la reprise.

Ne modifiez pas l’original derrière un identifiant déjà accepté. Une nouvelle entrée ou une transformation différente exige une nouvelle version clairement notée. Sinon, le même identifiant finirait par désigner deux travaux incompatibles et le journal ne permettrait plus de décider ce qui est terminé.

2. Donnez à chaque élément une identité stable
IDConfigurationÉtatSortie ou motif
IMG-017essai-02AcceptéIMG-017.png ouvert et contrôlé
IMG-018essai-02À vérifierFichier présent, contrôle non terminé
IMG-019essai-02ÉchecManque de mémoire pendant le traitement
IMG-020essai-02À faireAucune sortie attendue retrouvée

3. Rapprochez le journal et les fichiers réels

Pour chaque identifiant prévu, recherchez la sortie attendue. Vérifiez le format, les dimensions ou le contenu nécessaires à votre usage, puis ouvrez le fichier avec l’outil de destination. Les sorties déjà acceptées et toujours présentes restent hors de la liste de reprise. Si une sortie manque alors que le journal dit « accepté », recherchez d’abord une copie conservée avant de décider de la recalculer.

Classez les éléments « en cours » au moment de l’arrêt parmi ceux à vérifier. Certains peuvent être complets, d’autres seulement partiels. La date ou la taille du fichier constitue un indice, pas une validation. Un fichier supplémentaire sans identifiant connu reste à part jusqu’à ce que vous retrouviez sa provenance.

Pour les images, Pillow distingue l’identification du fichier, la lecture de ses pixels et la vérification de sa structure. Un programme qui se contente d’ouvrir son en-tête ne contrôle donc pas tout. Un contrôle automatique peut repérer certaines corruptions ; il ne juge pas si le texte est lisible ou si les couleurs correspondent au livrable.

4. Séparez un élément incomplet d’un résultat refusé

Une sortie partielle doit être refaite ou restaurée depuis une copie complète. Une sortie complète mais inacceptable demande d’abord de comprendre le défaut. Relancer les mêmes paramètres sur une entrée illisible ou sur un cas qui manque systématiquement de mémoire répétera probablement le problème. Notez la correction avant de remettre cet identifiant dans la file.

Gardez des états peu nombreux : à faire, en cours, à vérifier, accepté et échec. Le passage à « accepté » vient après le contrôle, pas au lancement du calcul. Si vous décidez d’exclure une entrée, ajoutez un état « écarté » avec une raison et l’accord utile au projet. Elle ne doit pas disparaître silencieusement du total attendu.

Ne comptez pas une nouvelle tentative comme une nouvelle tâche. IMG-019 peut avoir trois tentatives et une seule sortie retenue. Cette distinction évite de confondre soixante exécutions avec soixante livrables différents.

Exemple : retrouver les dix-neuf éléments encore nécessaires

Ce scénario illustratif porte sur soixante images indépendantes. Après interruption et contrôle, quarante et une sorties sont acceptées, quatre sont partielles, six ont échoué et neuf sont absentes. Le journal couvre bien 41 + 4 + 6 + 9 = 60 identifiants. La reprise concerne dix-neuf éléments, à condition de traiter les causes des six échecs.

La personne responsable reconstitue une liste de dix-neuf identifiants, puis distingue les quatre fichiers partiels, les six erreurs et les neuf tâches sans sortie. Elle reprend une entrée corrigée et une entrée absente en premier. Elle confirme aussi qu’une image déjà acceptée ne figure pas dans la sélection. Ce petit contrôle valide la liste avant le traitement restant.

Si dix-huit éléments supplémentaires sont ensuite acceptés et qu’un fichier source reste illisible, le bilan est de cinquante-neuf acceptés et un échec expliqué. Le lot n’est pas déclaré complet à soixante. Le prochain choix consiste à retrouver une entrée correcte ou à faire approuver son exclusion, pas à masquer la ligne.

Exemple : retrouver les dix-neuf éléments encore nécessaires
État après contrôleNombre d’identifiantsTraitement proposé
Accepté et sortie retrouvée41Conserver ; aucune relance
Sortie partielle4Garder à part, puis refaire
Échec identifié6Corriger la cause avant nouvelle tentative
Sortie absente9Reprendre depuis l’entrée
Total à reprendre194 + 6 + 9, sans doublons

5. Produisez la reprise dans un emplacement distinct

Préparez un dossier de reprise avec les seuls identifiants retenus, ou utilisez la sélection explicite de votre logiciel. Relisez la liste avant le lancement. Si l’outil propose « ignorer les fichiers existants », vérifiez ce que cela signifie : l’existence d’un fichier partiel peut le faire ignorer à tort. Le journal vérifié reste votre référence.

Faites produire les nouvelles sorties dans un dossier distinct, avec leur configuration et leur tentative. Validez-les avant de remplacer une version précédente. Certains scripts peuvent écraser un fichier existant sans demander confirmation ; Python le documente notamment pour os.replace. Une convention de nommage ne protège pas à elle seule d’un remplacement.

Si les réglages changent pour corriger un défaut, gardez ce changement visible. Vous pouvez conserver des sorties issues de deux configurations si elles satisfont les mêmes critères et si le mélange est acceptable pour le projet. Pour une série visuellement homogène, comparez aussi les nouvelles sorties aux anciennes avant de réunir les dossiers.

6. Vérifiez le bilan par identifiant, pas seulement par quantité

À la fin, chaque identifiant attendu doit avoir un état expliqué. Deux copies de IMG-017 ne compensent pas l’absence de IMG-020. Vérifiez l’unicité des noms, la correspondance avec les entrées et la configuration des sorties retenues. Ouvrez les fichiers refaits et contrôlez les points qui avaient motivé leur reprise.

Le dossier terminé comprend les sorties acceptées, le journal actualisé, les réglages et la liste des éventuels éléments écartés ou encore bloqués. Sauvegardez cet ensemble avec une copie contrôlée. Une ligne « accepté » ne remplace ni le fichier ni sa sauvegarde.

Cette méthode reprend des tâches indépendantes depuis leur entrée. Elle ne permet pas de poursuivre automatiquement une simulation, un rendu ou un entraînement à l’instruction exacte de l’arrêt. Ces travaux demandent un état de reprise propre au logiciel. Ne supposez pas non plus qu’un dossier resté sur un environnement loué sera conservé après la période : préparez votre copie.

Questions fréquentes

Mon logiciel indique 100 %. Le lot est-il nécessairement terminé ?

Non. Vérifiez les sorties attendues et leur acceptation. Un indicateur de progression peut décrire les tâches parcourues, sans garantir que chacune a produit un fichier complet et utilisable. Le bilan doit expliquer chaque identifiant du lot.

Puis-je supprimer tous les fichiers partiels immédiatement ?

Gardez-les à part le temps de comprendre l’interruption et de confirmer ce qui doit être refait. Ne supprimez pas une donnée source ou la seule copie d’un résultat utile en la confondant avec un temporaire. Le nettoyage vient après le contrôle et la sauvegarde.

Dois-je tout refaire si je n’avais pas de journal ?

Pas forcément. Reconstituez une liste à partir des entrées, rapprochez les sorties et contrôlez-les. Les éléments sans correspondance fiable restent à vérifier. Commencez le journal à cet instant, sans présenter les anciens fichiers comme validés par défaut.

Puis-je reprendre pendant qu’un collègue traite le même dossier ?

Évitez deux traitements qui écrivent sur les mêmes identifiants et destinations. Répartissez explicitement les tâches ou attendez la fin de l’autre exécution. Chacun doit savoir quels identifiants il peut modifier et où publier ses résultats contrôlés.

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